Champion du monde !!
| Champion du monde !! |
| Par Ambre Grayman pour Guysen Israël News |
| Lundi 20 mars 2006 à 21:03 |
Le 20 mars, Israël a remporté la compétition 'Langue française' de Questions pour un champion. Détails. C’est l’histoire d’une bande de copains. Cinq Israéliens francophones, cinq brillants diplômés du Technion, mordus de culture française qui se bagarrent à coups de bonnes réponses au Trivial Pursuit et jonglent avec les émissions faites pour les têtes bien pleines du genre 'Question pour un champion'. |
| L’un d’entre eux, Mikaël, avait déjà affirmé alors qu’il n’avait pas dix ans qu’il aimerait bien, "lorsqu’il serait grand", représenter Israël à la compétition 'Langue française' de Questions pour un champion. " Nous étions en France, où j’ai passé toute mon enfance. C’était il y a 11 ans, la dernière fois qu’Israël a participé à cette compétition organisée pour les pays de langue française. Cette année-là, le vainqueur est israélien, et dans ma tête de gosse bilingue né en Israël, ça fait un drôle d’effet : Une immense fierté, et l’envie de procurer la même sensation à d’autres, une fois devenu adulte. Comment aurais-je pu penser que cela se réaliserait ?" Le 20 mars dernier, Mikaël Seroussi a en effet eu l’honneur de remporter les championnats de cette compétition unique au monde, qui a acquis ses lettres de noblesse dans le monde de la francophonie, comme en a témoigné la présence de Monsieur Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, venu encourager les dix candidats finalistes lors de l’émission Spéciale diffusée le lundi 20 mars dernier. Six pays membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie (l’Arménie, le Mali, la Tunisie, le Sénégal, le Maroc, la Pologne) ainsi que le Brésil, Israël, l’Argentine et le Portugal se sont âprement disputé la première place de cette 14e édition, au cours de laquelle Mikaël n’a cessé de briller. Quarante candidats ont été choisis, pour la finale, aux quatre coins du monde par les sélectionneurs de l’émission, sur un total de 2000 candidatures. "Un des amis de notre bande nous a inscrits, histoire de rigoler, de nous mesurer à d’autres candidats francophones en Israël, et surtout de passer un bon moment entre amis.120 personnes se sont présentées aux présélections à Tel-Aviv ; parmi eux, de nombreux retraités et quelques nouveaux immigrants qui venaient de faire leur alya. À l’issue d’un questionnaire de 100 questions de culture générale, et d’une présentation qui a permis aux sélectionneurs de choisir des profils différents, nous avons eu l’heureuse surprise d’être sélectionnés mon ami et moi-même, ainsi que deux autres candidats". Un mois plus tard, les Israéliens se retrouvent à Paris pour la finale aux côtés de candidats venus du monde entier. Les rapports sont excellents et le courant passe parfaitement en dépit des différences. "Le fait de pouvoir s’exprimer dans une langue commune parfaitement maîtrisée nous a permis d’avoir des discussions très intéressantes, sans que nous ne nous heurtions jamais." Quelques candidats confient même à Mikaël que certains de leurs grands parents, oncles ou tantes, sont juifs. Pendant deux jours ils s’affrontent dans une ambiance conviviale, mais des plus studieuses. "Le rythme était soutenu, et les candidats excellents" souligne Mikaël. "Les questions portaient notamment sur le thème de la langue française. Il fallait être rapide pour pouvoir faire le lien entre la définition donnée par Julien Lepers et le mot, parfois simple, demandé. C’était intensif et fatiguant, mais en même temps très excitant". Le dernier face à face voit s’affronter Mikaël à la candidate tunisienne, "brillante". Lors de la victoire, Mikaël est exténué mais heureux. "Je me suis souvenu du plaisir que j’avais eu enfant, à voir gagner un candidat israélien. Et au moment où je recevais le trophée des mains de Abdou Diouf, j’ai ressenti un immense honneur et bonheur à pouvoir à mon tour procurer le même plaisir aux juifs du monde qui regardaient cette finale". Sur sa relation avec la francophonie, et sur une question d’éventuelle double appartenance, Mikaël répond sans aucune ambiguïté. "Nous sommes un groupe assez atypique avec mes amis. Nous regardons exclusivement la télévision en français, et nous nous tenons informés de tout ce qui se passe en France dans tous les domaines sans exception. J’ai choisi de revenir vivre en Israël à l’âge de 18 ans, mais sans pour autant renier cette culture française dans laquelle j’ai baigné toute ma jeune enfance". Parfaitement intégré, Mikaël, qui est ingénieur chimiste chez Teva, assume complètement cette double culture qui fait sa particularité. "Pour moi, être intégré c’est savoir que l’on est en Israël chez soi en tant que juif sur sa terre, c’est aimer les gens et leur mode de vie, la langue hébraïque et la vie juive en général. L’intégration ne rime sûrement pas avec uniformité et complexe culturel. Israël est peut-être l’un des rares pays dont la spécificité est de réunir harmonieusement des cultures du monde entier. Dès lors, pourquoi se sentir obligé d’oublier sa langue et sa culture maternelle ?" "Être juif c’est avant tout appartenir à un peuple, et non pas uniquement une religion. Oublier cela, c’est se conformer à l’esprit imposé par 2 000 ans de Diaspora aux juifs". |
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Le 20 mars, Israël a remporté la compétition 'Langue française' de Questions pour un champion. Détails.